La lettre fédérale vient de sortir. Nous contatons des ommissions et erreurs concernant notre motion et l'absence de compte-rendu des débats au congrès
fédéral.
Les résultats des votes du 6 novembre
Les résultats validés par la commission de recollement des votes, proclamés en congrès et transmis au national après signatures des mandataites de motion en
commission de préparation de congrès du 12/11 sont:
-
pour la Motion E: 196 voix
-
Suffrages exprimés: 1290
Les représentants de la motion E dans les instances fédérales
|
Conseil fédéral
|
Titutalires Frédéric FILLION-QUIBEL Nelly COCHET
Pascal SCHMITT
Martine CHARLES Pascal BOIS
|
Suppléants
Gilbert DEININGER
Sylviane DAUZET
Jacky VAN DEN BROCK
Isabelle ASTIER
Rodrigue FERNANDEZ
|
|
Commission fédérale de contrôle financier
|
|
Pierre LAFITE
|
Marc VANTROYS
|
|
Commission fédérale des conflits
|
|
Martine AUZOU
|
Richard Emmanuel M'BAPPOU
|
Compte-rendu des débats en congrés fédéral le 8 novembre à NOYON
Le rapport d'activités
JC Villemain fut le grand absent de ce Congrès de Noyon : pas un mot, sauf pour clore le congrès. C'est donc Thibaud Viguier et Mathieu Stievet, membres éminents de la direction sortante, et
de la nouvelle, qui durent présenter le rapport d'activités : une belle démonstration de langue de bois.
Pour eux, « Un parti qui agit » est un parti qui édite des tracts, « un parti qui réfléchit » est un parti qui fait venir des « ténors » du parti pour les écouter.
Les succès électoraux aux cantonales et aux municipales, ce n'est dû ni à la tendance nationale, ni surtout au travail militant de terrain; si les élections locales sont bonnes, c'est grâce à la
direction sortante ! Même si aucun des 3 sièges gagnés aux cantonales ne l'a été par un socialiste, même si aux municipales le travail des militants du terrain s'est ancré sur de nombreuses
années de combat local !
Ainsi Thibaud Viguier, N°2 de la direction sortante, s'est gargarisé d'avoir porté de 1298 adhérents fin 2005 à 1407 fin 2007. Mais sans se souvenir que nous étions 1917 fin 2006. C'est
donc 500 militants que cette équipe n'a pas su garder. Rappelons cet engagement électoral du candidat Villemain (Agir ensemble pour notre Fédération - 24 nov
2005) : ...Objectif de doubler d'ici au prochain congrès notre nombre d'adhérent(e)s. C'est raté.
De la même manière, il s'auto-félicite d'avoir créé 4 sections ; mais Chaumont est une re-création, Bacouel et Ste Geneviève sont issues de scissions d'avec
Breteuil et Noailles, et Auneuil n'avait aucune carte en 2007...
En revanche il ne cite pas les sections disparues, laissées à l'abandon : Attichy, Breteuil, Formerie, Grandvilliers, qui elles existaient encore en 2005 et sont aujourd'hui
disparues.
Le Rapport de la Commission des conflits par sa Présidente, Martine Charles : « La commission des conflits n'a jamais été saisie d'un seul conflit. Faut-il en déduire que dans
cette Fédération tout va bien, qu'il n'y aurait aucun conflit ? (mouvements dans la salle et interpellations) Pas du tout ; cela signifie simplement qu'ils ne sont pas parvenus
jusqu'à nous... »
Le rapport de la Commission de contrôle financier par sa présidente, Danièle Thibaud, était très attendu. Extraits :
« Chers camarades, la Commission Fédérale de Contrôle Financier doit veiller à la régularité des opérations financières de la Fédération.
Les problèmes, que tout un chacun connaît, dans leur incidence, lui ont été révélés par voie de presse. Elle a eu à surmonter énormément de difficultés pour pouvoir essayer de fonctionner. Le
peu de documents sur lesquels elle a pu se pencher lui ont été fournis par l'expert-comptable.
Il faut souligner que la commission a toujours considéré que les dépenses imputées au profit de l'ex-permanent étaient probables, pour quelques unes, mais, en aucun cas,
certaines, car non prouvées.
Depuis les élections de mars la commission n'a eu qu'un but : connaître les recettes envisageables afin de savoir si celles-ci permettraient de faire face aux dépenses de fonctionnement
à travers l'état prévisionnel établi par l'expert-comptable pour 2008.
Lors de sa réunion du 30 sept 2008 elle n'avait pas encore les documents lui permettant de le faire, pas plus qu'elle n'est en leur possession au jour d'aujourd'hui.
A ce jour la commission n'est pas en mesure de faire un bilan précis.
Il reste à espérer que les instances qui vont émerger de ce congrès en auront tiré leçon et qu'à l'avenir il n'y aura plus possibilité de traiter avec mépris ceux qui, comme les membres de la
commission, ont essayé de remplir le mandat que leur avaient confié les militants et qui s'expriment par ma voix, aujourd'hui, de manière collective comme ils l'ont toujours fait, tout au long de
ces 3 années. »
Rapport de la (nouvelle) Trésorière, Valérie Stolle.
Laquelle s'est contentée de donner la situation de la Fédé, sans doute très optimiste, sans entrer dans le détail, et surtout sans revenir sur les dégâts passés.
Intervention de Frédéric Fillion : A la fin août 2007, des documents « anonymes », mais néanmoins authentiques nous révèlent que la Fédé est en
faillite.
Curieusement, certains membres de la majorité fédérale s'indignent davantage de la diffusion (à quelques militants) de documents comptables accablants que du pillage évident de notre
trésorerie.
Le National est alerté. Il est question de mise sous tutelle de la Fédération. Notre trésorier fédéral dit n'avoir rien vu venir. JC.Villemain ne sait rien. G.Fauchoix est alors mis en cause.
Il apparaît rapidement que la trésorerie n'est pas tenue : la moitié des dépenses n'a aucun justificatif, certaines dépenses n'ont rien à voir avec l'activité politique normale d'une
fédération, d'autres sont extravagantes ; on constate une utilisation abusive des moyens fédéraux, et des détournements sont pressentis : c'est la bouteille à l'encre.
Une réunion est finalement organisée chez Yves (Rome). Toutes les sensibilités sont présentes. Une bonne moitié préconise que JCV passe la main. Yves préfère faire le gros dos, au motif que
le limogeage d'un vice-président du CG ne peut pas être envisagé à quelques mois d'un renouvellement. Vous connaissez Yves, il est obstiné. Nous finissons par nous ranger à ses arguments. Il est
acté que JCV garde l'étiquette 1erSF mais n'intervient plus en rien dans les affaires, et son remplacement par une « collégiale ». Il est aussi acté que la transparence sera la
règle, et que le Trésorier Fédéral fera toute la lumière sur les « dysfonctionnements » financiers.
Dans la réalité, ni le Trésorier de l'époque, ni JC Villemain, ne prennent la peine de donner la moindre explication sérieuse.
Entre octobre et décembre, les investigations avancent très lentement ; sous la pression du National, une plainte serait finalement déposée contre G Fauchoix, dont un an plus tard
l'avocat affirme qu'elle ne lui a pas encore été notifiée.
Puis c'est la campagne des cantonales et des municipales. Les investigations sur la Trésorerie sont mises entre parenthèses.
Avril passe, puis mai. Le Trésorier fédéral, limogé et licencié, est parti vers d'autres horizons (!), et un certain « découragement » saisit les camarades chargés des
investigations (V.Stolle, promue Trésorière, Ph Massein, et G. Caullier). De la même manière la Commission Fédérale de Contrôle financier se plaint de n'avoir accès à rien. En fait, JC Villemain
freine des deux fers (par exemple, la lettre accréditant la présidente de la CFC pour demander copie des chèques aux banques ne sera finalement signée... qu'en juin 2008).
Je fais observer à plusieurs reprises qu'il faudrait au moins arriver à un constat partagé, à présenter aux militants, avant le Congrès, faute de quoi cette affaire va polluer le Congrès.
Tout le monde acquiesce, rien ne bouge.
Depuis maintenant plus d'un an, nous avons droit aux gesticulations de JCV qui défraye régulièrement la presse locale avec ses facéties financières, dans une partie de poker-menteur, ou de
ping-pong, qu'il joue seul avec son ancien compère Fauchoix, ce dernier ne niant pas ses frasques, mais refusant de porter le chapeau pour tous les détournements.
Des chiffres nombreux et variés circulent et ont été publiés depuis 1 an, tous hélas à la hausse, mais sans explications autres que comptables : le déficit est-il de 120.000 ?
170.000 ? 260.000 ?
Cette discussion autour du montant du déficit est un rideau de fumée pour éviter le vrai débat qui peut se résumer ainsi : JC VILLEMAIN ET SON EQUIPE ONT DEPENSE PLUS D' 1.000.000
D'EUROS EN 18 MOIS, ENTRE JANVIER 2006 ET AOUT 2007. UN MILLION. A QUOI ?
La faillite financière de notre fédération n'est que l'aboutissement d'une longue agonie d'un système qui reposait sur Gestion financière opaque, avec des dépenses inconsidérées, mais aussi
des détournements, dont on ne connaît toujours pas le montant exact pas plus qu'à qui les imputer. Qui nous laisse sur la paille et nous interdisent toute action pour les 3 années à
venir : 1 million d'Euros de dépensé en 18 mois, soit 4 années de fonctionnement »
Suivit une bronca d'environ ½ heure des militants, des questions des délégués, des exigences, qui furent stoppés par le rapport de la commission des résolutions, qui venait annoncer les résultats
définitifs. Pour calmer son monde, Lionel Ollivier assura qu'on reprendrait le débat après le rapport. Tu parles !
La suite au prochain numéro
Derniers Commentaires