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Samedi 20 décembre 2008
Le point sur les roses

Résultats définitifs du PS : « belle mascarade » pour l'outre-mer

Les résultats du second tour de l'élection du premier secrétaire du PS avait été rendus publics moins de huit heures après la clôture des bureaux de vote, mais il a fallu atteindre plus de deux semaines avant de connaître les corrections apportées par la commission de récolement, qui examinait fin novembre les réclamations portées par les deux camps. La suite

Voir également l'interview de Jean-Pierre Mignard sur le déroulement de la commission de récolement.
Par pour une Révolution Démocratique - PS Oise
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Vendredi 5 décembre 2008

Vincent Peillon et Manuel Valls ont donné une conférence de presse, après la réception du texte d'orientations politiques le 5 décembre.


Par pour une Révolution Démocratique - PS Oise
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Jeudi 4 décembre 2008
MATTHIEU ÉCOIFFIER - 4 déc. 6h51

PS - La première secrétaire travaille sur une feuille de route acceptable par ses alliés.


Benoît Hamon et Bertrand Delanoë l'ont reçue hier matin. Mais pas Ségolène Royal qui devra patienter. Martine Aubry a envoyé hier sa «feuille de route» à ses alliés potentiels, représentants des motions A (Delanoë) et C (Hamon). A eux de proposer des amendements à ce texte d'une douzaine de pages sobrement intitulé Orientation de travail 2008-2011 (lire ci-contre).

Pour la première secrétaire du PS, l'enjeu est décisif puisqu'il s'agit de cimenter d'ici au conseil national de samedi une majorité et une direction solide et cohérente après un congrès de Reims où aucune synthèse n'a pu être trouvée. Et une élection au suffrage des militants, où elle n'a devancé Royal que de 102 voix.

«Zarbi». Hier soir, les amis de Delanoë et ceux d'Hamon étaient dans le bureau de Martine Aubry pour négocier sur le contenu du texte. «Ensuite, dans un second temps, on l'enverra à la motion E de Gérard Collomb», explique un proche d'Aubry, préférant citer le maire de Lyon, premier signataire de la motion E, plutôt que Ségolène Royal elle-même. «On est comme la sœur Anne, on n'a rien vu venir», confirmait-on boulevard Raspail, au QG de l'ex-candidate à la présidentielle. «C'est un peu zarbi comme méthode. On attendait le texte mardi ou mercredi, on en prend partiellement connaissance via la presse. Et encore, on nous dit qu'il va changer», s'étonnait en fin de journée le député royaliste de l'Essonne Manuel Valls. «J'ai l'impression que, pour les royalistes, ce sera à prendre ou à laisser», plaisantait un proche de Hamon. «Ce texte, on l'a d'abord envoyé à ceux qui s'étaient rapprochés à Reims, avant que l'accord n'échoue pendant la nuit sur le "dispositif humain" et qui ont ensuite appelé à voter pour Martine. C'est un bloc», justifiait l'entourage de la première secrétaire. Un bloc à la recherche de son centre de gravité politique et en pleine surenchère pour négocier les postes.

Du côté de chez Benoît Hamon, où certains jugeaient ce texte «un peu insipide», on a donc planché toute l'après-midi pour y «rajouter des morceaux de gauche». Et tenter de gommer une référence trop positive au traité de Lisbonne inscrite dans le Manifesta des socialistes européens signé lundi à Madrid. «On ne veut pas une alliance de bric et de broc, un rubik's cube qui explose à la première face qu'on tourne. Une synthèse à la Hollande sans Hollande, avec les royalistes, on n'en sera pas», martèle un élu parisien hamoniste. Et les lieutenants du député européen de rappeler qu'au second tour de l'élection du premier secrétaire, «les électeurs de la motion Delanoë ont apporté 9 points à Aubry et nous 16».

Du côté de chez Delanoë justement, on goûte peu cette «surenchère» pratiquée par l'aile gauche. «A trop charger la barque à gauche, on va se retrouver à la baille. Et puis ce sera difficile d'embarquer quelques royalistes», prévenait l'un deux. «Je gauchis le texte, je l'affadis : on est pas dans ce jeu-là. On ne va quand même pas refaire le congrès de Reims, cauchemardait Francis Chouat, un des architectes de la motion du maire de Paris. A 95 %, c'est un bon texte. En 1936, Thorez a inventé le soutien sans participation. Moi, je ne souhaite pas qu'on inaugure la participation sans soutien... Il faut siffler la fin de la récré.»

Modem. Tenus hors de ce premier cercle, les royalistes se disent tout de même «prêts à prendre toute [leur] place. Nous ne sommes ni dans la minorité ni dans l'opposition. Il n'y a pas deux PS. A Martine Aubry de poser les conditions du rassemblement», explique Manuel Valls. Que la feuille de route ignore le Modem et conserve la cotisation progressive des militants «n'est pas un sujet de blocage» en l'état actuel du texte, précise même le maire d'Evry. Façon de ne pas porter le chapeau de la division.

Lire et commenter l'article en ligne.

Par Liberation.fr
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Mercredi 3 décembre 2008

Voici la carte des votes entre Ségolène Royal et Martine Aubry, suivant le tableau diffusé par Solférino samedi 22 novembre au petit matin. Donc avec écart de 42 voix (nous n'avons à ce jour aucune information sur le détail du résultat définitif proclamé le 25 novembre en conseil national).



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Lundi 1 décembre 2008

Dans un billet publié ce jour, 1er décembre, sur son blog, Pierre Moscovici soutien de la motion A avec Bertrand Delanoë et François Hollande, nous fait part d'un dilemne. Quelques phrases extraites de ce billet.


Parce que le parti est fragile, parce que les militants, lassés voire dégoûtés de l'épreuve qu'ils viennent de traverser, aspirent à l'unité, fût-elle de façade, parce qu'il n'existe pas, justement, de majorité claire et sincère - sans quoi celle-ci serait apparue à Reims.


on parle de la préparation d'un texte, dont le prototype a été élaboré à Reims et que pour ma part je n'ai jamais lu, réaffirmant - c'est bien le moins - l'ancrage à gauche du parti, ses alliances, son caractère militant.


Il est vrai par ailleurs qu'à Reims le « tout sauf Ségolène » était plus dans l'air du temps que le « tout pour elle ». Mais ce chemin n'est-il pas trop facile, justement, et risqué ? L'édifice qui se constituerait ainsi serait-il solide, cette coalition serait-elle sincère ? Est-il bien prudent de laisser la motion arrivée en tête hors de la direction, s'organiser comme une puissante minorité active ? La rénovation, dans les têtes et les pratiques, que Martine proclame vouloir conduire, serait-elle crédible dans ces conditions ?


Et pendant ce temps, on peut lire sur d'autres billets, voire des déclarations presque officielle "Martine Aubry, fort de la majorité accordée par 71% des militants ..." ou "Les militants ont choisi une ligne que nous voulons porter, haut et fort, avec une très grande majorité. Tous ceux qui souhaitent venir travailler avec nous sont les bienvenus" et enfin "La maire de Lille s'est déclarée ouverte à Ségolène Royal, bien évidemment, et à ses amis, si elle souhaite venir travailler sur cette ligne politique que nous avons choisie, que les militants socialistes ont choisie".

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